Les principaux acteurs de la restauration collective (1) se sont engagés à « mutualiser leurs efforts pour atteindre les objectifs fixés par la loi portant sur l’alimentation, du 30 octobre 2018, dite loi EGA ou EGAlim ». Cette dernière les oblige à proposer des repas composés d’au moins 50 % de « produits durables et de qualité », dont au moins 20 % de produits biologiques, d’ici au 1er janvier 2022. Ils ont signé, le 25 février au Salon international de l’agriculture, une charte d’engagement avec le ministre de l’Agriculture, Didier Guillaume.

« Il faut valoriser les productions françaises et l’agriculture locale, et l’excellence de nos produits en visant les 50 % d’approvisionnement en produits durables et de qualité ! », a déclaré ce dernier.

Une définition stricte des produits concernés

En avril 2019, un décret d’application a précisé les signes de qualité pouvant rentrer dans les critères définis par la loi sur l’alimentation : label rouge, AOC/AOP, indication géographique, spécialité traditionnelle garantie, mention « issue d’une exploitation à haute valeur environnementale » et mentions « fermier », « produit de la ferme » ou « produit à la ferme » réglementairement encadrées.

Aucune précision n’est apportée sur le caractère local ou non des produits. C’est ce que déplorait la Coordination rurale au début de février.

Voir aussi : Restauration collective : la nature des « 50 % de produits de qualité » précisée (24/04/2019)

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3 milliards de repas par an

Le ministère de l’Agriculture précise qu’environ 80 000 restaurants sont concernés, et que plus de 3 milliards de repas sont servis chaque année en restauration collective. Cela représente plus de 7 millions de Français qui prennent chaque jour au moins un de leur repas dans un restaurant collectif : crèches, restaurants scolaires, universités, établissement de santé, sociaux et médico-sociaux, pénitentiaire, restaurants administratifs.

Marie Salset

(1) Le Syndicat national de la restauration collective (SNRC), le réseau interprofessionnel de la restauration collective en gestion directe (Restau’co), la Confédération française du commerce en gros et international (CGI), l’Association nationale des industries alimentaires (Ania), la Confédération générale de l’alimentation en détail (CGAD), la Coopération agricole, la Fédération des marchés de gros de France, les Grossistes des fruits et légumes, la Fedalis et l’Association de coordination du frais alimentaire (Acofal).