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L’écuyère ménage sa monture

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Épreuves d’endurance - L’écuyère ménage sa monture
Margaux Angelvin monte Vizir du Verdon, avec lequel elle préprare les 160 kilomètres de Florac, course mythique qui se déroulera en septembre 2022, dans les Cévennes. © Alexie Valois

Cavalière passionnée, Margaux Angelvin monte lors d’épreuves d’endurance en France et à l’étranger. Elle travaille en famille sur le plateau de Valensole.

Avant même d’entrer à l’école maternelle, Margaux montait à poney. Cette fille d’agriculteur de Valensole, dans les Alpes-de-Haute-Provence, a fréquenté les centres équestres alentour jusqu’à obtenir le Galop 7.

Des pauses pour le cheval

Aujoud’hui, la jeune femme de 25 ans, déterminée, est une cavalière accomplie. Avec son cheval Vizir du Verdon, elle se distingue dans une discipline équestre peu connue : l’endurance. Il s’agit de réaliser en pleine nature des boucles de 20 à 30 km, au trot ou au galop, en étant hyperattentif à sa monture. « Entre chaque boucle, une pause permet au cheval de boire et de récupérer de son effort. Un vétérinaire contrôle son rythme cardiaque, son état général, et s’assure qu’il ne boite pas », explique-t-elle. Un cardiofréquencemètre est placé sous la sangle de la selle. Sur sa montre connectée, la cavalière surveille le cœur, l’allure, la distance restant à parcourir, etc. « Qui ménage sa monture va loin » est la devise de cette pratique. En 2021 à Vérone, en Italie, Margaux est restée plus de 9 heures en selle lors d’une course de 160 km…

« Monter reste pour moi une évasion. »

« Je suis passionnée mais je n’ai jamais voulu faire du cheval mon métier. Monter reste pour moi une évasion », précise-t-elle. Après un bac STMG (1), Margaux a préféré travailler avec son père Jean et son frère Florian plutôt qu’étudier. Salariée agricole, elle s’occupe de la partie administrative de l’entreprise familiale, constituée d’une ETA et d’une activité de production de lavandin et de sauge. Son papa a prévu de transmettre à ses enfants en 2023.

Entraide et partage

« Je compte m’installer à mon tour », explique Margaux, en couple avec Martial, éleveur ovin. Il lui a proposé d’accueillir chez lui son cheval jusque-là en pension. « Notre discipline se vit dans le partage. Entre cavaliers, nous nous entraidons en permanence, apprécie-t-elle. Pendant la course, à tour de rôle, nous sommes assistants à pied, et nous hébergeons les chevaux de mes amies dans notre enclos. »

Margaux pratique l’endurance depuis 2016 à l’Écurie Blue Ride, à Ginasservis, dans le Var. Sa coach, Virginie Atger, lui apprend chaque détail afin d’être à l’écoute de l’animal, « un être vivant qu’il faut apprendre à connaître et ne jamais sacrifier pour gagner ». Cette discipline sanctionne ceux qui sont trop pressés. Dès qu’un cheval souffre, il est sorti de la course.

La cavalière de Valensole aime vivre les émotions des compétitions, pendant lesquelles elle découvre, durant quelques jours, d’autres régions et d’autres paysages.

Alexie Valois

(1) Sciences et technologies du management et de la gestion.

De Compiègne à Florac

Margaux Angelvin et Vizir du Verdon ont terminé troisièmes aux 140 km de Compiègne, en juin 2021. Cette année, ils s’entraînent sur différents dénivelés, dans la montagne de Lure ou encore dans le sable des plages de Camargue, pour préparer les 160 km de Florac, une course mythique qui se déroulera en septembre 2022 dans les Cévennes.

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Cet article est paru dans La France Agricole

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