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De l’action, en mode triathlon

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© D. Péronne

Loïc Menoux gère, avec la même énergie, famille, exploitation agricole et compétitions sportives.

En cette mi-novembre, Loïc Menoux, vingt-huit ans, encore un peu hâlé par le soleil marocain, raconte son dernier triathlon, un half-ironman (1). Il a couru cette compétition sous 35 °C, une température inattendue fin octobre à Marrakech. Cette chaleur a fait souffrir les organismes. Loïc bouclera le tout en 4,47 heures. Le mot « expédition » résume bien cette équipée familiale, amicale et sportive : le vélo – démonté, emballé dans une housse spécifique –, vêtements et matériel ont aussi pris l’avion.

« C’était la première fois que je partais à l’étranger pour un triathlon », explique le jeune agriculteur, céréalier sur 200 hectares à Pierrefitte-sur-Aire, dans le centre de la Meuse. Des amis et cousins, également sportifs, ainsi que son épouse Anne et leurs deux enfants, Paul, six ans, et Jeanne, trois ans, ont pris part au voyage. Ils étaient venus soutenir leur champion et profiter de quelques jours de vacances.

« Le sport me donne une grosse capacité de travail. »

« Ma famille me suit toujours dans les compétitions, souligne ce père attentif. Je ne conçois pas de laisser tout le monde à la maison et partir seul. » Côté alimentation, « pas de régime particulier, si ce n’est de faire attention avant une sortie, poursuit-il. Je ne veux pas imposer à mes proches une cuisine spéciale. » Anne s’est mise elle aussi au triathlon, mais de façon plus légère. Jean, sur son petit vélo, déjà féru de sport, accompagne son papa lorsqu’il part courir une dizaine de kilomètres.

Un bon équilibre

Loïc est sportif depuis ses quatre ans. Il a démarré par le football, activité qu’il continue à pratiquer pour la convivialité. C’est grâce à une amie qui l’inscrit à un triathlon dans les Vosges, il y a six ans, qu’il découvre cette discipline et s’y lance à fond. Nageur modeste, il s’entraîne avec rigueur pour progresser. Mais c’est dans le vélo qu’il excelle, son plaisir étant de pédaler sur les petites routes tranquilles de son secteur.

« Je trouve dans le sport une véritable énergie pour mon métier, souligne celui qui se dit pointilleux pour l’entretien du matériel et la gestion de son exploitation. Cela me donne également une grosse capacité de travail, pour faire des traitements la nuit, enchaîner les heures en période de moisson. » Avec un mot d’ordre : maintenir un bon équilibre entre vie de famille, métier et cette passion pour le sport.

Dominique Péronne

(1) Une compétition half-ironman (demi-homme de fer, en français) est un triathlon qui enchaîne 1,9 km de natation, 90 km de vélo, puis 21,1 km de course à pied. Soit la moitié des distances courues pour un ironman.

En tandem

Loïc pratique aussi le run-and-bike (1) avec son frère Ghislain, également agriculteur.

« Cette discipline est devenue notre spécialité, confie-t-il. Nous y alternons course à pied et vélo, sur une distance totale d’une douzaine de kilomètres. Nous nous complétons, car nous avons le même niveau, Ghislain étant toutefois moins dans le challenge que moi. »

Les deux frères, qui enchaînent les podiums lors des compétitions régionales, travaillent également ensemble en tant qu’agriculteurs.

(1) Littéralement « courir et faire du vélo ».

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Cet article est paru dans La France Agricole

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