Le grand public peut s’exprimer sur les différents axes du projet du plan loup ont annoncé les ministres de l’Agriculture et de la Transition écologique et solidaire.

Les professionnels de l’élevage ne manqueront pas de faire part de leur profond désaccord au sujet de ce projet. En décembre, ils avaient boycotté la réunion de concertation organisée par Stéphane Bouillon, le préfet coordonnateur.

Le 5 janvier 2018, ce dernier les avait invités à une nouvelle réunion d’échange sur le sujet. Les représentants des syndicats et des organisations agricoles s’y sont rendus. « Cela ne veut pas dire que nous approuvons ce texte, souligne Claude Font, de la Fédération nationale ovine (FNO). Le gouvernement ignore les demandes des éleveurs. »

« Nous avons demandé l’arbitrage du président de la République »

La FNSEA, Jeunes Agriculteurs, la FNO et l’APCA (chambres d’agriculture) notent une ouverture concernant les tirs de défense simple, mais estiment que la portée de la mesure reste limitée. La conditionnalité des indemnisations et la gestion différenciée des territoires avec notamment l’interdiction des tirs dans le cœur des parcs nationaux sont jugées inacceptable. « Nous avons demandé l’arbitrage du président de la République, ajoute Claude Font, mais il ne nous a toujours pas répondu. »

La Confédération paysanne rejette elle aussi totalement ce nouveau plan. « C’est une aberration complète, indique Marc Baudrey, en charge du dossier loup. Nous avons fait part de nombreuses remarques, mais elles n’ont pas été retenues. »

La consultation publique est ouverte jusqu’au 29 janvier 2018. Ensuite, le « nouveau plan et le dispositif réglementaire associé entreront en vigueur au début du mois de février 2018 après avis du Conseil national de la protection de la nature », indiquent les ministères.

M.-F. M.