La Banque populaire du Sri Lanka, détenue par l’État, a annoncé avoir payé 6,87 millions de dollars (6 milliards d’euros) à Qingdao Seawin Biotech Group dans le cadre d’un règlement à l’amiable concernant la livraison d’engrais organiques.

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Cargaison refusée

L’engrais est l’un des produits qui font l’objet d’une pénurie au Sri Lanka, mais les autorités ont déclaré en octobre que des tests avaient montré que la cargaison était contaminée et elles ont interdit son atterrissage sur l’île.

En réponse, la Chine a mis la banque sur liste noire et a menacé d’une action devant la justice internationale contre Colombo. Pékin est un partenaire clé du Sri Lanka pour son développement et lui a prêté des milliards de dollars, faisant craindre que Colombo ne se retrouve dans le piège de la dette chinoise, même si les deux pays rejettent ces inquiétudes.

Le règlement intervient avant la visite sur l’île du ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, qui aura lieu plus tard samedi. Le diplomate doit effectuer une visite de deux jours pour échanger avec le président Gotabaya Rajapaksa et d’autres responsables et pour célébrer les 65 ans de relations diplomatiques entre les deux pays.

Une ambition pour l’agriculture biologique contrariée

À l’origine, le Sri Lanka avait commandé l’engrais biologique chinois dans le cadre des efforts déployés par le président Gotabaya Rajapaksa pour devenir le premier pays au monde à pratiquer une agriculture biologique à 100 %.

À la suite des protestations généralisées des agriculteurs qui affirmaient que l’abandon des produits agrochimiques porterait un coup fatal aux rendements, le gouvernement a levé en octobre l’interdiction des engrais chimiques imposée en mai de l’année dernière.

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AFP