François Hollande a annoncé, via la presse régionale, la réorganisation territoriale qui se prépare. Le pouvoir en attend entre 12 et 25 milliards d'euros d'économie.

Quatorze Régions, des intercommunalités d'au moins 20.000 habitants et la disparition programmée des départements à l'horizon de 2020 : le président de la République veut simplifier et clarifier l'organisation territoriale française. Les Régions deviendraient les acteurs majeurs de l'aménagement du territoire.

Dans un premier temps, aucun département ne pourrait se détacher de sa Région d'origine. Dans un deuxième temps (une autre loi), un département pourra, s'il le souhaite, quitter sa Région. Cette réforme va être débattue au Parlement.

Mais déjà les critiques fusent, en particulier autour du redécoupage des Régions proposé. Il associe Poitou-Charentes, Limousin et Centre mais laisse isolés les Pays de Loire et la Bretagne. La Picardie rejoint la Champagne-Ardenne que certains voyaient associée au Grand Est. Tandis que le Nord-Pas-de-Calais reste isolé.

« Le territoire se vit. Il ne se décrète pas », selon les détracteurs du projet. Est également pointé du doigt le silence sur les moyens dont bénéficieront les Régions dans cette optique d'économies tous azimuts. Seule certitude : les élections cantonales et régionales n'auront pas lieu avant l'automne 2015.

Le projet de loi sera examiné au Conseil des ministres du 18 juin.

M.-G. Miossec