« La réforme laitière est faite pour l'industrie, pas pour les producteurs : votez non ! », « L'accord de “libre” échange UE-Maroc va à l'encontre de l'agriculture paysanne au Maroc et dans l'UE : votez non ! », demandent la Confédération paysanne et la Coordination européenne Via Campesina lundi dans une lettre aux eurodéputés qui doivent se prononcer sur ces deux dossiers.

Concernant le lait, « la réforme proposée ne règle pas les problèmes à l'origine de la crise de 2009. Sans maîtrise publique de la production, le pouvoir de marché des producteurs ne sera pas renforcé ».

« Si la réforme proposée est adoptée, la prochaine crise laitière sera devant nous. L'heure est à la régulation, pas à une contractualisation au service de l'industrie dans un marché dérégulé. Une autre politique laitière est indispensable, qui donne la priorité à la maitrise de la production – condition nécessaire pour un prix du lait stable et juste – [...] », développe le syndicat.

« Si vous voulez défendre les producteurs de lait et les nombreux territoires à vocation laitière, nous vous demandons de ne pas voter cette réforme », indique la Confédération paysanne.

Au sujet de l'accord UE-Maroc, « l'accord dit de “libre” échange qui vous est proposé aurait des conséquences désastreuses pour l'agriculture paysanne au Maroc et dans l'UE, en particulier dans le secteur des légumes, fruits, huile d'olive... On ne peut sacrifier ces secteurs pour satisfaire aux intérêts des exportateurs de l'UE dans les domaines industriels ou des céréales... La délocalisation de la production alimentaire par des firmes européennes qui vont chercher en Afrique du Nord des coûts salariaux très bas, des normes plus basses et des droits syndicaux faibles ne profite ni aux paysans et consommateurs des deux côtés de la Méditerranée », explique la Confédération paysanne.

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