« Le temps est venu de construire un système universel de retraites », a lancé le mercredi 11 décembre 2019 Édouard Philippe en présentant le projet de réforme des retraites.

FNSEA : « Une réforme ambitieuse »

Dans un communiqué daté du même jour, la FNSEA a souligné « une réforme ambitieuse pour l’avenir mais qui oublie les retraités agricoles ». Le syndicat majoritaire souligne que la mise en place d’une retraite agricole minimale de 1 000 € par mois à compter de 2022 est « une bonne nouvelle puisque la date initialement prévue était de 2025 ». Il considère que le régime universel s’inscrit dans une « dynamique positive », mais rappelle toutefois l’urgence d’apporter une réponse aux anciens agriculteurs, « les oubliés ».

Coordination rurale : « Profondément injuste »

De son côté, la Coordination rurale (CR) estime que la réforme dévoilée est « profondément injuste, signe d’un manque de considération du gouvernement envers les agriculteurs ». La CR souligne que rien n’est prévu pour les agriculteurs à propos du « départ anticipé prévu pour les conditions de pénibilité » évoqué par le Premier ministre au bénéfice des salariés. Enfin, le syndicat s’insurge sur le principe de « la cotisation minimum qui impose de payer des cotisations sur des revenus inexistants » et l’augmentation des cotisations qui « passeront de 21,11 % à 28,12 % ».

Confédération paysanne : « Le compte n’y est pas »

Pour la Confédération paysanne, « le compte n’y est pas ». C’est pourquoi, le syndicat appelle « à poursuivre la mobilisation » contre la réforme. Dans un communiqué, il revendique « une retraite plancher quel que soit le parcours professionnel et un plafonnement des plus grosses pensions. Pour préserver notre protection sociale, il faut mettre un terme à l’évasion sociale et fiscale qui affaiblit son financement. »

Aurore Cœuru