Après la présentation par Emmanuel Macron du plan France 2030, avec une enveloppe de 2 milliards d’euros affectée à l’agriculture, les réactions fusent. La Coopération agricole « se félicite » de la place centrale réservée à l’Agriculture dans ce plan.

Les coopératives satisfaites

Rappelant que « les coopératives font le lien du producteur jusqu’au consommateur », Dominique Chargé, son président, promet : « Nous serons des acteurs attentifs et disponibles à la mise en œuvre de ce plan d’investissement. » Dans France 2030, 500 millions d’euros sont alloués « aux entrepreneurs du vivant » dont les coopératives.

Sur son compte Twitter, Samuel Vandaele, le président de JA, a félicité la jeune élève d’Agrocampus Ouest, Manon Perrignon, qui a fait l’ouverture de la présentation du plan par Emmanuel Macron.

Le président de JA salue « l’ambition donnée à l’agriculture » dans France 2030. « Pensons l’agriculture de demain pour renouveler les générations », ajoute-t-il. Julien Denormandie, le ministre de l’Agriculture, a notamment précisé que France 2030 pourrait permettre de mettre en place de nouveaux outils de portage du foncier pour aider à l’installation des jeunes.

L’agriculture en bonne place pour la FNSEA

Dans une vidéo, la présidente de FNSEA, Christiane Lambert, salue la place de l’agriculture dans ce grand plan d'investissement. Elle estime qu’il est important que soit reconnu « au plus niveau de l’Etat » que les agriculteurs sont déjà engagés dans cette troisième révolution agricole, mais aussi que « des moyens soient mobilisés » pour cela. « Il y a beaucoup d’innovation que l’agriculture attend, c’est un discours sur l’innovation dont nous avons besoin », a-t-elle déclaré.

L’Union française des semenciers (UFS) salue les annonces du président de la République. « L’investissement significatif de deux milliards d’euros, prévu notamment pour soutenir et développer l’innovation génétique, est une avancée positive, se félicite son président, Claude Tabel. Sans recherche et innovation, nous perdrons notre capacité d’adaptation. »

Un « cauchemar » pour la Confédération paysanne

De son côté, la Confédération paysanne vit « un cauchemar ». « Entre les lignes, cela veut dire : on développe les OGM, on garde les pesticides, on robotise, on méthanise… Et on fait disparaître les paysans ! » s’alarme Nicolas Girod, porte-parole du syndicat.

« On est toujours dans la droite ligne de France Relance qui promet des milliards sans rien changer aux logiques à l’œuvre, poursuit-il. C’est aller droit dans le mur. »

Marie Salset