Quelle est votre ambition pour ces prochaines élections ?

Notre objectif est de viser les dix chambres que nous avions ratées de peu la dernière fois, et plus si affinités. Dans certains départements, il y aura des listes communes avec la Confédération paysanne et elles risquent de faire du ménage. Certaines sont déjà faites. Il ne va pas y en avoir beaucoup mais il existe des opportunités où, avec des hommes et des femmes rassemblés et un vrai projet, le plafond de verre peut sauter.

Comment accorder les propositions de la CR avec celles de la Conf’ ?

C’est assez facile. Nous avons des accords de branches qui se ressemblent. À la Conf’ comme à la CR, il y a des irréductibles pour qui ces listes sont le mariage de la carpe et du lapin, et des progressistes prêts à défendre un projet commun, qui en ont marre du système en place. Dans le Puy-de-Dôme, cela marche très bien depuis 2013. Les gens ont retrouvé des services. Dans nos chambres, personne n’est obligé de prendre la carte de la FDSEA pour accéder au service juridique. Les chambres d’agriculture sont des outils qui appartiennent à tous et qu’il faut gérer démocratiquement.

En dehors de ces alliances, toutes vos listes sont-elles bouclées ?

La plupart sont en voie de finalisation, mis à part deux points noirs où il y a eu une mauvaise gestion. Cela n’a pas été facile de les constituer mais nous l’avons anticipé depuis deux ans. Ce travail a payé.

Qu’avez-vous changé en matière de communication par rapport à 2013 ?

On y met autant d’énergie mais on s’est professionnalisé. Cette fois-ci, avec l’apparition du vote électronique, nous avons davantage axé notre communication sur les réseaux sociaux. Les agriculteurs qui y sont présents et qui ne participeraient peut-être pas au vote papier peuvent faire la différence. Dans les départements avec très peu d’agriculteurs et 50 % d’abstention, cela va se jouer à peu de chose.

Propos recueillis par Marie Salset et Alexis Marcotte