La directive, analyse le ministère, « ne règle pas directement la question de la qualité de l’air, mais seulement la réduction des émissions dans l’agriculture, les transports et l’économie communale ». La réduction des émissions d’ammoniaque inscrite dans la directive « aboutirait en fait à imposer de nouvelles charges aux petites exploitations agricoles polonaises », explique encore le ministère de l’Environnement.

La Pologne continue à travailler sur la qualité de l’air

La Pologne avait appuyé les travaux sur cette directive compte tenu de la nécessité de réduire la pollution, a indiqué le ministère. Mais, lors du processus législatif, Varsovie a « relevé qu’il violait les règles de coopération au sein de l’UE et celle de transparence nécessaire ».

La plainte, qui n’avait pas fait l’objet de publicité jusqu’à présent, a été déposée le 10 mars auprès de la Cour de justice de l’Union européenne à Luxembourg. Le dépôt de la plainte ne change rien aux travaux pour améliorer la qualité de l’air et à combattre le « smog » (brume provenant d’un mélange de polluants), dont la Pologne a été victime cet hiver, souligne le communiqué.

Selon une analyse réalisée pour la Commission européenne et citée par l’agence PAP, l’application de la directive européenne coûterait 15 euros par an et par personne en Pologne, alors que pour un Néerlandais ce coût ne serait que de 1,3 euro. Cette différence tient au retard de l’économie polonaise et à la mauvaise qualité de l’air en Pologne, explique cette étude.

Avec l’AFP