Protéines France (1), consortium d’entreprises œuvrant au développement des protéines végétales et des nouvelles ressources protéiques (insectes, algues, levures, bactéries), a publié le 16 janvier 2018 sa feuille de route portant sur l’innovation. Le groupe réaffirme sa volonté de faire de la France un leader du domaine à l’horizon de 2030.

Demande de soutien à l’innovation

Protéines France souhaite que l’État oriente une partie des outils de soutien à l’innovation et à l’industrialisation vers la filière. « En accord avec les recommandations issues des récents États-généraux de l’alimentation (EGA), il est essentiel que des moyens issus du grand plan d’investissement (GPI) soient consacrés au soutien du développement de filières de valorisation des protéines végétales et nouvelles ressources protéiques », déclare Amandine Perez, vice-présidente en charge de l’innovation chez Protéines France.

Augmenter en qualité pour plus de valeur ajoutée

Le consortium annonce notamment vouloir « développer des protéines plus qualitatives en augmentant leur concentration et leurs fonctionnalités, pour accroître leur valeur ajoutée sur les marchés de l’alimentation humaine et animale ainsi que pour des applications biosourcées (chimie, matériaux) ».

Pour les applications en nutrition humaine ou animale, les principaux objectifs de travail sont orientés vers les questions liées au goût, à l’apparence, à la texture, aux qualités nutritionnelles ou encore à la digestibilité des protéines. Des « verrous technologiques qui seront considérés prioritairement par l’association », peut-on lire dans le communiqué.

(1) Protéines France regroupe à ce jour 15 entités françaises : Arbiom, Avril, Epi De Gascogne, Herta, Improve, Lesaffre International, Limagrain, Soufflet, Tereos, Terrena, Roquette, Royal Canin, Triballat Noyal, Vivescia, Et Ynsect. C’est IAR, le pôle de compétitivité de la bioéconomie qui assure la coordination et l’animation du groupe.

H.P.