Le ministère de l’Agriculture a publié le 8 mars 2016, les chiffres d’utilisation des produits phytosanitaires en France pour l’année 2014. Celle-ci a progressé de 9,4 % entre 2013 et 2014, année marquée par une pression élevée des maladies (sauf en viticulture), reconnaît le ministère. Ceci du fait de conditions climatiques humides.

Le recours aux produits phyto a par ailleurs progressé de 5,8 % entre la période 2011-2012-2013 et la période 2012-2013-2014.

En ce qui concerne les zones non agricoles, une augmentation de 10,1 % entre 2013 et 2014 est enregistrée. Entre les périodes 2011-2012-2013 et 2012-2013-2014, l’utilisation diminue de 2,2 %.

Dans le même temps, le ministère de l’Agriculture se satisfait qu’au sein des fermes de démonstration Dephy, « entre 2012 et 2014, le nombre moyen de traitements a diminué de 10 % en grandes cultures et polyculture-élevage, de 12 % en arboriculture et en viticulture et de 15 % en cultures légumières ». Ainsi en trois ans, en polyculture-élevage, arboriculture et viticulture, la moitié des exploitations engagées ont atteint des systèmes économes en produits phytosanitaires.

Le ministère défend Ecophyto2

Dans ce contexte, le ministère « réaffirme sa détermination à mettre en œuvre les grands axes du plan Ecophyto 2 publié le 26 octobre 2015 [...], renforcés par la loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt du 13 octobre 2014 ». Il entend notamment porter à 3 000 le nombre de fermes Dephy « pour amplifier la diffusion et le transfert des bonnes pratiques ».

Par ailleurs, « pour avoir un effet de levier sur l’ensemble des exploitations françaises, il convient d’équiper, au plus vite, 30 000 exploitations en outils d’aide à la conduite d’exploitation développés au sein du réseau Dephy conforté et agrandi ».

« Cette diffusion large passe par le développement des alternatives aux produits phytosanitaires, en particulier en encourageant le développement du biocontrôle et des agroéquipements pour une agriculture de précision », souligne également le ministère.

Concernant le CEPP (certificats d’économie de produits phytosanitaires) qui doit entrer en vigueur au mois de juillet 2016, une concertation avec les professionnels se tiendra courant mars, conformément aux engagements pris par le Premier ministre, pour présenter des propositions à la fin de mars 2016. Le travail de concertation portera sur les indicateurs des CEPP, le dispositif de pénalités et les modalités d’incitation.

I.E.