Le lundi 23 mars 2020, le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé l’interdiction des marchés à compter du 24 mars 2020. Faisant suite à cette nouvelle restriction, la Fnab (Fédération nationale de l’agriculture biologique) et la Confédération paysanne ont publié, le jeudi 26 mars 2020, un communiqué commun dans lequel elles s’interrogent sur le maintien des liens directs entre consommateur et producteur « malgré une distanciation sociale demandée ».

« Ces modes de vente (directe) sont très présents en agriculture biologique et en agriculture paysanne », soulignent les deux organisations. Elles ont donc décidé de mettre en lumière « les alternatives fiables sur le plan sanitaire aux marchés de plein air » afin de préserver la vente directe.

Les plateformes de vente directe répertoriées

« Cette crise nous ébranle et nous rappelle que la diversité est la clé : diversité dans les productions mais aussi dans les méthodes de commercialisation », explique, dans le communiqué, Jean-Paul Gabillard, secrétaire national pour la section des légumes à la Fnab.

Le communiqué précise que des plateformes en ligne affectées aux circuits courts ont émergé ces dernières années.

« Nous allons mettre à la disposition de tous les paysans et paysannes, sur nos sites web, la liste des outils que nous avons recensés sur lesquels ils peuvent organiser leurs ventes en ligne ainsi que le prépaiement », explique Guillaume Riou, président de la Fnab. Les deux organisations ont ainsi répertorié ces plateformes pour faciliter leurs accès.

Favoriser les initiatives locales

La Fnab et la Confédération paysanne demandent également aux collectivités locales qui

« disposent de moyens logistiques comme les transports scolaires, ou des bâtiments publics vides » de les « mettre à disposition de groupes de paysan-ne-s pour faciliter la livraison sur des points fixes ou carrément à domicile ».

« Nous appelons les acteurs publics de proximité à prendre le relais, qu’ils contribuent à maintenir ce lien social essentiel entre le monde agricole et leurs populations », insiste Nicolas Girod, porte-parole de la Confédération paysanne. Les deux organisations ont aussi répertorié les initiatives locales qui voient le jour en France.

M.-A. B.