L’indice des prix alimentaire de la FAO est reparti à la hausse en mai après trois mois de baisse. Il reprend 2,2 % sur le mois d’avril et 10 % par rapport à mai 2016, indique une publication de l’organisme onusien du 8 juin 2017.

Toutes les catégories de produits, hormis le sucre, voient leur prix progresser en mai. Avec 5,1 % de hausse, ce sont les produits laitiers qui enregistrent la plus forte augmentation. « Les prix du beurre ont été soutenus par une forte demande intérieure en Europe et en Amérique du Nord ; la hausse des cours du lait écrémé en poudre a, quant à elle, été limitée en raison de l’ampleur des stocks d’intervention dans l’Union européenne », explique la FAO. « L’indice reste encore 30 % en deçà du niveau record atteint en février 2014 », nuance le document.

Les huiles végétales affichent elle aussi une belle progression avec +4,7 % sur un mois. Les prix sont principalement tirés par les huiles de palme et de soja.

Les céréales en dessous des prix de 2016

Les prix des céréales enregistrent une hausse de 1,4 % sur un mois mais restent inférieurs de 2,9 % au prix de 2016 à la même période. « Les conditions météorologiques et des échanges commerciaux plus vigoureux ont soutenu les prix à l’exportation du blé. En ce qui concerne le maïs, l’offre mondiale abondante a empêché une forte augmentation des prix à l’exportation », analyse la FAO.

Concernant la viande, la hausse des prix est de 1,5 % sur un mois. « L’augmentation des prix de la viande porcine s’explique par une demande soutenue, celle des prix de la viande bovine par le caractère limité des disponibilités à l’exportation en Océanie. Les prix de la viande ovine ont dans le même temps gonflé pour le troisième mois consécutif, stimulés par une réduction des disponibilités exportables », décrit la FAO.

Les prix du sucre, qui sont les seuls à diminuer, continuent leur chute amorcée en février. Ils perdent 2,3 % sur un mois. Le sucre paye les conséquences de la hausse des exportations à partir du Brésil et du Pakistan, mais aussi la mise en place de droits de douane élevés par la Chine.