Pour la première fois depuis quatre mois, les prix mondiaux des produits alimentaires ont chuté en raison d’une forte baisse des prix à l’exportation des huiles végétales, en partie déterminée par la peur que l’épidémie du coronavirus (Covid-19) ne ralentisse la demande mondiale.

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Des prix mondiaux en baisse sur un mois

L’indice des prix des produits alimentaires de la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture), indice qui mesure la variation mensuelle des cours internationaux d’un panier de denrées alimentaires, s’est établi en moyenne à 180,5 points en février 2020, soit 1 % de moins que le mois précédent. Toutefois, il est encore à 8,1 % de plus qu’un an plus tôt.

L’indice des prix des huiles végétales de la FAO a chuté de 10,3 % par rapport au mois de janvier 2020. La baisse a été encore plus importante pour les prix mondiaux de l’huile de palme du fait d’une production plus conséquente que prévue en Malaisie, d’une chute momentanée de la demande d’importation de l’Inde et des inquiétudes face à la propagation du Covid-19.

L’indice des prix des céréales de la FAO a enregistré une baisse de 0,9 % en février dernier. Les cours du blé ont baissé en raison de marchés bien approvisionnés et les prix du maïs se sont rétractés car la demande en provenance du secteur des aliments pour bétail a diminué face aux prévisions d’un ralentissement de l’économie mondiale. En revanche, les cours mondiaux du riz ont augmenté, portés par une forte demande de la part des acheteurs situés dans les pays de l’’Extrême-Orient et d’Afrique de l’Est.

L’indice des prix de la viande de la FAO a chuté de 2 % par rapport au mois de janvier 2020, sous l’effet de la réduction des importations chinoises en raison de retards dans la manutention du fret dans les ports. La vague de sécheresse en Nouvelle-Zélande a également influencé les cours du prix de la viande ovine, et les prix de la viande de poulet ont souffert de la diminution des importations en provenance de l’Asie.

L’exception des produits laitiers et du sucre

L’indice des prix des produits laitiers de la FAO a enregistré une hausse de 4,6 %, essentiellement grâce à la hausse des cours des prix du fromage. Une situation qui s’explique par la baisse de production de lait en Australie. Le lait en poudre, en revanche, a vu ses prix chuter à cause des difficultés logistiques qui ont ralenti les achats de la part de la Chine, le premier pays importateur de lait en poudre.

L’indice des prix du sucre de la FAO a grimpé de 4,5 % du fait d’une baisse de la production en Inde et en Thaïlande et d’une forte demande mondiale d’importation.

O. Dieulot
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