En août 2020, l’excédent commercial agroalimentaire de la France atteint 203 millions d’euros, soit 193 millions d’euros de moins qu’en août 2019, note Agreste, le service de la statistique du ministère de l’Agriculture, le mercredi 14 octobre 2020. Ce recul résulte d’une forte baisse des exportations plus importante que celle des importations. En valeur, les exportations ont reculé de 6 % sur un an, soit 286 millions d’euros, alors que les importations, quant à elles, ont diminué de 2 %, soit 93 millions d’euros sur un an.

Le recul des ventes concerne pour plus de 8 % les produits transformés. © Douanes — CPF

Le commerce extérieur plombé par les produits transformés

Avec les pays tiers (c’est-à-dire hors Europe), l’excédent commercial agroalimentaire s’établit à 668 millions d’euros, en diminution de 162 millions d’euros par rapport à août 2019. La baisse de 11 % sur un an, soit 249 millions d’euros d’exportations dépasse largement celle des importations, de 87 millions d’euros soit –6 %. Avec l’Union européenne, le solde des échanges est déficitaire à –465 millions d’euros et affiche une détérioration de 31 millions sur un an du fait de la baisse des exportations.

Le solde des produits agricoles excédentaire depuis trois mois

En août 2020, le solde des échanges de produits agricoles bruts est excédentaire de 19 millions d’euros, pour le troisième mois consécutif. Il gagne ainsi 3 millions d’euros par rapport à août 2019. Cette évolution résulte exclusivement de la réduction de 20 millions d’euros sur un an du déficit commercial avec les pays tiers.

Les exportations représentent 0,9 milliard d’euros en 2020. Elles diminuent de 57 millions d’euros, soit une perte de 6 % par rapport à celles d’août 2019. En particulier, les exportations de céréales, principalement d’orge, reculent de 79 millions du fait de la baisse des tonnages vendus. Ainsi, les quantités exportées d’orge diminuent de plus de 0,3 million de tonnes sur un an, notamment vers l’Inde, le Mexique ou encore le Maroc. Au sein de l’Europe, les exportations vers la péninsule Ibérique ont été fortement réduites du fait de la forte hausse des récoltes céréalières en Espagne.

Du côté des importations, elles sont de 0,9 milliard d’euros et baissent ainsi de 61 millions, soit une diminution de 6 % par rapport à celles d’août 2019. Ce recul concerne en premier lieu les graines oléagineuses (–62 millions d’euros sur un an) et plus particulièrement le colza ukrainien et canadien dans un contexte de début de campagne de commercialisation de la récolte hexagonale.

Les vins et spiritueux font reculer les exportations

L’excédent des échanges de produits transformés atteint 183 millions d’euros en août 2020, soit une perte de 197 millions d’euros par rapport à août 2019. Il s’agit du huitième mois consécutif de baisse des exportations de vins et spiritueux sur un an. Ce recul résulte pour plus de 90 % des échanges avec les pays tiers : –182 millions d’euros.

Les exportations, soit un peu moins de 3,6 milliards d’euros, reculent de 229 millions d’euros sur un an (–6 %). Les ventes de vins et de champagne diminuent de 81 millions d’euros, notamment vers les États-Unis toujours pénalisées par les taxes mises en place depuis la mi-octobre 2019. Mais également vers l’Asie, principalement vers le Japon, la Chine et Hong Kong.

Comme le mois dernier, le recul des exportations de spiritueux est plus important avec une baisse de 115 millions d’euros, là encore, essentiellement liée aux échanges avec les États-Unis et l’Asie (Chine, Singapour).

Les ventes de produits préparés de la pêche, de produits à base de fruits et légumes, d’huiles de tourteaux et de corps gras, d’autres produits alimentaires, et d’aliments pour animaux augmentent mais sans parvenir à compenser la baisse enregistrée pour les autres produits transformés.

La valeur des importations (3,4 milliards d’euros) diminue de 32 millions d’euros sur un an, soit un recul de 1 %. La majorité des produits transformés sont concernés.

O.D.

> À noter : Avertissement : À compter du 1er février 2020, le Royaume-Uni ne fait plus partie de l’Union européenne. Dans cette publication, l’ensemble des données mentionnées UE sont donc relatives à l’UE27 et celles des pays tiers incluent le Royaume-Uni, y compris avant février 2020. De ce fait, les comparaisons sont faites à périmètre constant, celui qui prévaut après le Brexit.

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