L'OPG (organisation des producteurs de grains) a tenu son sixième congrès mercredi près de Chartres (28) sur le thème «sécuriser ses ventes dans des marchés volatils».

Nicolas Jaquet, président de l'OPG, a réagi face au prix de 250 euros par tonne du maïs français et des 197 €/t du maïs argentin, présents sur le même marché espagnol. «L'écart est de 53 €/t entre notre maïs et le maïs argentin modifié génétiquement. L'ouverture de nos frontières à ce type de produit se traduit donc par une baisse du chiffre d'affaires de 530 euros/ha pour un maïsiculteur français.»

«En blé tendre, les prix actuels devraient se maintenir. En revanche, les cours du maïs devraient diminuer», a expliqué Pierre Béal de l'OniGC.

De son côté, Xavier Goutte, de la chambre d'agriculture de l'Orne, a exposé les fondements du marché à terme. «La volatilité des cours devrait continuer. Il faut donc sécuriser les ventes à travers le marché à terme, notamment en fixant le prix par avance et en prenant des couvertures pour se protéger si le marché est baissier ou haussier», a-t-il déclaré.

Par ailleurs, Nicolas Jaquet, qui siège au comité Ecophyto, a conclu en évoquant, entre autres, les objectifs fixés à la suite du Grenelle de l'environnement. «L'OPG défend les propositions faites par la Coordination rurale, c'est-à-dire la suppression de la publicité sur les pesticides, la réorientation de la sélection variétale vers des variétés plus résistantes...». Le président de l'OPG a aussi rappelé l'opposition de son organisation à la mise en place d'«un indice de fréquence de traitement individuel qui pourrait être inclus dans une certification obligatoire des exploitations agricoles».

F.M.