Au terme de ce mois de hausse, le troisième consécutif, l’indice FAO des prix des produits alimentaires a affiché une moyenne de 179,1 points en juillet, soit son plus haut niveau depuis janvier 2015. Il augmente de 2,3 % par rapport au mois précédent et de 10,2 % sur un an.

Des « cotations » solides pour le blé

Les prix des céréales, en hausse constante depuis trois mois, ont progressé de 5,1 % en juillet, « aidé par des cotations solides sur le riz et le blé, indique la FAO. La valeur du blé a connu une forte hausse en juillet lorsque les récoltes de blé du printemps en Amérique du Nord se sont vues freinées par un climat particulièrement chaud et sec tandis que la crispation saisonnière a entraîné une hausse des prix du riz », précise l’agence.

Le beurre toujours au sommet

Les produits laitiers ont également vu leur prix augmenter de 3,6 % en juillet « grâce notamment à la hausse des prix du beurre, du fromage et du lait entier en poudre », selon la FAO. Elle souligne que « des disponibilités d’exportation réduites ont contribué à une nouvelle hausse du prix du beurre en juillet », creusant l’écart entre les cotations liées au beurre et celles liées aux autres produits laitiers.

Le sucre rebondit

Autre hausse d’importance, celle des prix du sucre, à 5,2 % en juillet, une première hausse mensuelle depuis le début de l’année pour cette denrée. « La forte valorisation du réal brésilien a été le principal facteur qui a conduit au rebondissement de la valeur du sucre », note la FAO, qui relativise, soulignant que les prix du sucre « restent bien au-dessous du niveau de l’année dernière à la même période ».

Huiles végétales en baisse et viande stable

En revanche, l’indice FAO des prix des huiles végétales a baissé de 1,1 % depuis juin « pour atteindre son plus bas niveau depuis août 2016 », une baisse due « en grande partie à de bonnes perspectives de production pour l’huile de palme dans le sud-est de l’Asie et par la faiblesse de la demande mondiale ».

Enfin, les prix de la viande sont restés stables : « en juillet, la hausse des prix mondiaux de la viande ovine a été compensée par un fléchissement des prix dans les secteurs de la viande bovine, porcine et de la volaille », conclut la FAO.

AFP