« Ne pas accompagner les entreprises de charcuterie dans cette crise sans précédent, c’est condamner les entreprises françaises de charcuterie », estime Bernard Vallat, président de la Fict, dans un communiqué publié ce mercredi 11 septembre 2019.

Alors que les industriels du secteur avaient déjà renégocié leurs contrats avec les distributeurs au début de l’été, ils « ne peuvent pas supporter le poids de la nouvelle hausse du prix du porc ». Ces entreprises demandent donc une « renégociation rapide » de leurs contrats, en prenant en compte la récente évolution du prix du porc. « Cela ne peut pas attendre les négociations commerciales annuelles de 2020 », alerte Bernard Vallat.

Ajustement « non-réglementaire » des contrats

Pour ce faire, la Fict souhaite proposer un « mécanisme d’ajustement non réglementaire des contrats ». Ce dernier se baserait sur « la prise en compte régulière de l’indice d’évolution (à la hausse comme à la baisse) des 24 pièces de découpe de porc sélectionnés et de leur prise en compte au prorata de leur incorporation dans les principales charcuteries mises sur le marché ».

Sur le premier semestre de 2019, les exportations françaises de viande porcine ont progressé de 40 % vers la Chine, tandis que le cours du porc au Marché du porc breton (MPB) de Plérin s’est apprécié de 43 % depuis mars. « Les entreprises qui ne pourront pas passer les hausses nécessaires auprès des enseignes de distribution risquent de se retrouver dans une situation de pénurie », estime la Fict.

V. Gu.