Mardi matin, en marge de la conférence de presse de présentation du Space, Jean-Michel Lemétayer, le président de la FNSEA, a déclaré que la décision d'Entremont de ne pas payer le lait au même prix de base que les autres industriels et «très grave». «Si elle ne se règle pas par le haut, c'est-à-dire si Entremont ne s'aligne pas sur l'augmentation de 49 €/1.000 l, d'autres entreprises suivront»,a-t-il ajouté.

«Les conséquences sont nationales, assure le responsable syndical. Si Entremont ne revient pas sur sa décision, c'est tout le schéma mis en place depuis 1997 qui s'écroule.» Le président de la FNSEA a apporté son soutien aux actions conduites ces derniers jours par les producteurs bretons. Il laisse aux responsables laitiers bretons, aux éleveurs et à la FNPL le soin de gérer la sortie du conflit.

«Mais j'en appelle au ministre pour qu'il réunisse les responsables [des différentes familles, NDLR] de l'interprofession pour réfléchir à la façon dont les éleveurs seront traités demain. On ne peut pas déposer un mémorandum à Bruxelles [sur le rôle des interprofession, NDLR] en laissant le travail interprofessionnel être détruit.»

Pour Jean-Michel Lemétayer, le prix du lait ne peut pas dépendre uniquement des cours du beurre et de la poudre. La DGCCRF ne peut pas faire autrement que de dire «sur quelle base on doit coter le lait».

Quant à la contractualisation proposée par Entremont, le président de la FNSEA estime que ce n'est pas la solution à court terme. «Tant que nous ne sommes pas sortie du régime des quotas laitiers, chacun a sa référence, insiste-t-il. Et dans le contrat, il faudra bien dire à quoi on se réfère pour payer le lait. Il faut travailler sur la contractualisation en vue de la sortie des quotas. Le combat actuel, c'est le prix du lait.»

E.R.