S'appuyant sur la flambée des produits industriels – beurre et poudres –, la Confédération paysanne et la Coordination rurale exigent chacune, par voie de communiqués, une augmentation du prix du lait payé au producteur.

«Les produits industriels, beurre et poudre de lait, étaient désignés comme responsables, il y a encore quelques mois, des difficultés économiques de la filière laitière», soulignent la Coordination rurale et son organisation spécialisée, l'OPL (organisation des producteurs lait). Les cotations de ces produits ont depuis «atteint des niveaux exceptionnels et les experts n'envisagent pas de retournement de tendance à moyen terme», poursuit-elle.

Le syndicat dit pourtant constater que «le prix du lait payé aux producteurs continue de baisser» avec la «réécriture de la grille MG et MP (matière grasse et matière protéique)».

«Il est temps de remédier à cette situation absurde qui met gravement en péril notre potentiel de production agricole. Pour cela, la flexibilité additionnelle liée aux produits industriels doit disparaître afin de laisser la place à une variable additionnelle positive», affirme la Coordination rurale.

La Confédération paysanne estime également que la «flexibilité appliquée par les laiteries doit disparaître dès la paie de juin».

Par ailleurs, les deux syndicats sont d'accord sur un constat: selon eux, la sous-réalisation laitière française est le signe du découragement des producteurs, principalement face aux baisses de prix.