« C’est simple, les producteurs ne vivent plus de leur métier », s’indigne Serge Lefèvre, éleveur de 900 lapines dans le Maine-et-Loire et président de la Fenalap, la Fédération nationale des groupements de producteurs de lapins de chair. Dans un communiqué du 6 janvier 2017, la fédération s’inquiète « des prix très bas en promotion qui menacent de précipiter les éleveurs et donc toute une filière à la faillite. »

« Les prix de vente finaux appliqués par certaines GMS ne peuvent en aucun cas être rémunérateurs du travail de l’éleveur au vu des coûts de production propres à la cuniculture », déplore la Fenalap. « En rayon, nous avons constaté une promotion nationale à 5,49 €/kg », illustre Serge Lefèvre, insuffisant pour rémunérer la production à son juste prix, selon lui.

Des problèmes sanitaires coûteux

« Nous sommes payés environ 1,650 € par kilo vif alors qu’il nous faudrait 2,03 €, détaille Serge Lefèvre. Nous demandons 20 centimes supplémentaires dans un premier temps, afin de pouvoir nous verser une rémunération », dit-il en s’adressant à la grande distribution.

La filière endure actuellement des surcoûts liés à la maladie virale hémorragique (VHD). La vaccination entraîne une dépense de 15 à 17 centimes du kilo, selon le président de la Fenalap. Et 20 % des élevages sont touchés au niveau national.

M.B.