Alors que les prix agricoles à la production perdent 1,7 % sur un an en février 2018, certains secteurs s’en sortent mieux que d’autres. Les fruits font partie de ceux-là. Leurs prix augmentent de 21,3 % en glissement annuel. La conjoncture Agreste du ministère de l’agriculture, publiée le 30 mars 2018, explique ce chiffre par « un contexte de demande nationale et extérieure ferme pour la pomme et de production européenne en net repli pour ce fruit ainsi que pour le kiwi ».

Les œufs ne cassent pas leur dynamique

Les autres bonnes nouvelles sont à chercher du côté des productions animales. Avec une légère baisse sur un mois mais des prix toujours supérieurs de plus de 60 % à ceux de 2017, les œufs gardent la bonne dynamique de l’après-crise du fipronil. Les cours des ovins sont, quant à eux, en hausse de près de 10 % malgré « leur repli saisonnier lié à l’arrivée massive des agneaux de race lacaune ». Ceux des gros bovins augmentent légèrement sur un an, mais voient leur prix glisser à 3,3 % en dessous de la moyenne des cinq dernières années.

Les autres productions animales sont plus à la peine. Les prix du porc perdent 14,2 % sur douze mois. Agreste note quand même « une certaine reprise en février par rapport au mois précédent ». En volailles, les cours se replient de 0,7 % en glissement annuel. Ils sont inférieurs de 5,4 % à la moyenne des cinq dernières années.

Pas de miracle en grandes cultures

Les céréales ne font pas mieux. Seule l’orge affiche une hausse avec une embellie de 4,2 % sur un an. Le blé chute de 7,7 % et le maïs de 9,3 %. « Dans un contexte de parité euro dollar plus favorable aux exportations européennes, mais également de demande internationale en blé et en orge bien présente et enfin d’inquiétudes quant aux effets de la sécheresse sur les récoltes américaines, les prix du blé et de l’orge rebondissent légèrement en février » par rapport à janvier, nuance l’Agreste.

Les prix des pommes de terre restent inférieurs de 30 % à ceux de 2017. Pour les oléagineux, la baisse s’établit à 20 % sur la même période. Les cours des légumes chutent, en ce qui les concerne, de 23 % « sous l’effet du recul des cours des salades, des poireaux, et des endives ».

T.D.