Les importations limitées du soja américain par la Chine et la propagation de la peste porcine africaine ont limité les exportations sous la barre des 2 milliards de boisseaux (50 Mt), indique la Rabobank. « Les États-Unis et la Chine n’ont pas conclu d’accords commerciaux. D’autre part, la propagation de la peste porcine africaine (PPA) réduit la demande de soja dans certaines régions touchées. Sans ces deux facteurs, le prix moyen serait de 2 à 2,5 $ le boisseau supérieur », affirme l’organisme.

Un contexte baissier

« Les prix dépréciés et les retours médiocres qui en résultent sont les principales raisons de la baisse de superficie plantée aux États-Unis, comparée à celles des cinq dernières années. » La Rabobank estime que la perte de superficie plantée est d’environ 7 millions d’acres (2,8 Mha). « Cette perte de superficie équivaut à un potentiel de production compris entre 325 et 350 millions de boisseaux (environ 9,5 Mt). »

Malgré la baisse des superficies plantées, les stocks restent lourds, dépassant 700 millions de boisseaux, principalement en raison de la perte de demande de la part de la Chine. « La production, et en particulier les rendements, continuent d’augmenter, compensant ainsi la baisse de la superficie cultivée. En outre, la croissance de la production dépasse la croissance de la demande, ce qui permet aux stocks de rester historiquement élevés. » Avec des stocks en hausse et des exportations américaines restant sous la barre des 2 milliards de boisseaux pour la période de prévision, les prix du soja aux États-Unis restent sous pression. Par ailleurs, au cours des dix dernières années, les États-Unis ont cédé entre 10 % et 12 % de leur part de marché des exportations mondiales de soja au Brésil.

J. Papin