« Tout le département est touché, s’indignent-ils. Des contreforts de l’Aubrac, à Antrenas en passant par Grandrieu. » Les troupeaux ovins et bovins sont concernés. « Pour la première fois cette année, une attaque de loup sur des bovins du département a été confirmée », soulignent-ils.

Pierre-Henri Seguin, jeune exploitant sur le canton de Saint-Germain-du-Teil, vient de quitter l’estive après l’attaque sur l’un de ses veaux (photo). Il n’a pas encore le résultat du constat effectué par les agents de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage, mais il vit désormais dans l’inquiétude de retrouver de nouvelles victimes.

Même situation pour Adrien Pauc, coresponsable de la section ovine des Jeunes Agriculteurs de la Lozère. Il a déjà perdu plusieurs brebis lors d’attaques. « Le loup est incompatible avec l’élevage, et il ne l’a jamais été, insiste-t-il. De tout temps, les hommes l’ont combattu », insiste-t-il.

Les Jeunes Agriculteurs précisent qu’ils restent vigilants sur l’élaboration du nouveau plan loup. Ils ont participé à la manifestation dans les rues de Lyon le 9 octobre dernier. « Cette situation est inacceptable, le mode d’élevage lozérien basé sur le pâturage et le respect de l’environnement est aujourd’hui mis en péril par le loup », déplorent-ils.

M.-F.M.