« Les éleveurs impactés vivent un enfer », soulignent les éleveurs dans leur lettre ouverte dans laquelle ils dénoncent une situation « désespérée » et un « climat toujours plus tendu » « dans l’attente d’une nouvelle attaque de loup. Dans le bilan chiffré des dix dernières années de prédation, ils rappellent que les loups ont tué plus de 70 000 animaux (ovins, bovins, chiens et équins) et que 92 % des attaques se déroulent sur des troupeaux protégés.

Les aménagements du plan national loup n’ont rien changé. Les éleveurs réclament donc le droit de « défendre leurs troupeaux toute l’année sur tout le territoire », y compris « dans les cœurs de parc où la pression de la prédation n’est pas supportable ».

Ils réitèrent leur demande pour le déclassement du loup dans la convention de Berne et dans la directive habitats. Comme l’espèce n’est plus en voie de disparition, ils estiment qu’elle n’a pas à bénéficier d’une « protection stricte ».

(*) FNSEA, Jeunes Agriculteurs, FNO, FNB, FNC.