Face à la prédation, la Confédération paysanne dresse un lourd bilan à la descente de l’estive 2017.

« La saison restera gravée dans les esprits de nombre de paysans et de bergers comme une profonde blessure, sans espoir de cicatrisation durable au vu des réponses ou plutôt de l’absence de réponses de la part de l’État », indique le syndicat dans un communiqué de presse qui juge la situation « intenable ».

Selon les militants, l’État conduit délibérément l’agriculture paysanne de montagne dans l’impasse avec sa politique de réintroduction et de conservation d’ours slovènes dans les Pyrénées.

Aussi, le syndicat demande au gouvernement « d’assumer leurs responsabilités en donnant suite aux propositions des éleveurs et notamment celles lancée par l’Association pour la sauvegarde du patrimoine Ariège Pyrénées (Aspap) le 14 septembre dernier. »

Il estime que les perspectives de la politique engagée sont « l’ensauvagement des espaces pastoraux et l’industrialisation à marche forcée de l’agriculture. » Le syndicat refuse cette situation et indique qu’il reste « ouvert au dialogue pour de futures assises du pastoralisme à la condition que soient présents les représentants des ministères concernés jusqu’ici sourds à nos problèmes ! »