Le quota de prélèvement de loup « doit être renforcé d’urgence », alertent les députés européens en demandant à la ministre de l’Environnement et au ministre de l’Agriculture de « prendre de nouvelles dérogations. »

Pour les élus, le plafond de prélèvement de 36 loups étant déjà atteint, il ne suffit pas. « D’autant qu’il ne représente que 10 % des loups présents sur le territoire, alors que leur accroissement naturel est de 20 % par an. »

Les députés signalent des attaques sur plusieurs troupeaux de brebis dans le sud de l’Aveyron au cours de ces derniers jours. « Des dizaines de brebis ont été tuées, indiquent-ils. Des impacts collatéraux sont encore à prévoir. »

José Bové et Éric Andrieu rapportent aussi les « procédures opaques des constats » dénoncées par les éleveurs. « Ils n’ont pas accès au double du constat établi par l’Office national de la chasse et de la faune sauvage après les attaques », indiquent-ils. Les résultats d’analyses ADN ne sont pas non plus accessibles.

« Le loup, toujours protégé en France, gagne du terrain, ajoutent les députés. Il s’installe dans de nombreux territoires, s’attaque à des troupeaux de plein air, à des élevages installés dans des milieux difficiles. Le pâturage dans ces zones contribue pourtant au maintien de paysages ouverts. »