Signé le 26 juillet 2019, l’arrêté portant expérimentation de diverses dispositions en matière de dérogations aux interdictions de destruction pouvant être accordées par les préfets concernant le loup (Canis lupus), est paru ce week-end au Journal officiel.

Deux niveaux

Si ce quota de 17 % est atteint avant la fin de l’année, « le préfet coordonnateur du plan national loup pourra autoriser, par arrêté, dans la limite de 2 % de l’effectif moyen de loups estimé annuellement, la poursuite », sous condition, des tirs de défense ou de prélèvement.

Dans un communiqué publié ce 29 juillet 2019, le Cercle 12 salue ce relèvement du seuil. « Soit sur un chiffre officiel sortie d’hiver de 530 loups, cela fait un quota de 90 loups, calcule-t-il. Le nombre de loups tués légalement est aujourd’hui de 51 loups. Il reste 39 loups. »

3 060 bêtes tuées cette année

Le Cercle 12 estime qu’au 30 juin 2019, 3 060 bêtes sont « reconnues officiellement tuées par les loups contre 3 778 à la même date en 2018, mais ce chiffre ne prend pas en compte un nombre important de bêtes tuées, notamment dans des départements nouvellement colonisés ».

Que se passe-t-il dans ces départements ? « L’État refuse de reconnaître la responsabilité des loups (Tarn, Lot, Haute-Vienne, Cantal…), accuse le Cercle 12. De plus l’ONCFS (1) conduit une grève de transmission des constats dans certains départements, ce qui minore le nombre de victimes. »

E.R.

(1) Office national de la chasse et de la faune sauvage.