La production fourragère au 20 mai 2011 est déficitaire pour deux régions fourragères sur trois, selon une note publiée ce vendredi 27 mai 2011 par le service de la statistique et de la prospective (SSP) du ministère de l'Agriculture.

Au 20 mai, la production cumulée de fourrage est fortement déficitaire pour plus du tiers des régions fourragères simulées, indique le ministère.

Un déficit fort est désormais installé dans la plupart des régions fourragères du Sud-Ouest, du Centre, du Nord-Est et du couloir rhodanien.

A la périphérie des zones de fort déficit, la production fourragère cumulée est en déficit. Seules quelques rares régions fourragères ont une production normale ou excédentaire. C'est le cas notamment des régions d'altitude où, à la faveur des températures estivales, la production fourragère du printemps a été avancée.

La pousse mensuelle est partout inférieure à la normale. La sécheresse qui sévit sur les trois quarts du territoire est responsable de cette situation exceptionnelle, souligne le ministère. « La production d'herbe est minime pour une période où, habituellement, cette dernière est élevée », explique la note.

Pour les zones les plus touchées, les éleveurs ont déjà eu recours au stock de fourrages. « La campagne s'annonce difficile. Alors que la reconstitution des stocks est impossible, leur utilisation a déjà commencé », s'inquiète le SSP.

Quant au taux de réalisation de la production annuelle d'herbe au 20 mai, il est inférieur à la normale pour plus d'une région fourragère sur deux, relève le ministère. Pour la France, il se situe à 5 % en dessous de la référence.

Les déficits de la production, à ce stade de la campagne, sont importants dans le Poitou-Charentes, le Midi-Pyrénées, le nord de l'Aquitaine, une partie du Centre, la Champagne-Ardenne et le sud du Rhône-Alpes.

Le taux de réalisation reste normal pour toutes les autres régions. La bonne production d'avril compense encore la faible production de mai.

La sécheresse qui sévit sur une grande partie du territoire pénalise fortement la production de fourrages. Aujourd'hui, la situation est assez comparable à 2003. La réalisation des stocks est impossible et le fourrage souvent insuffisant au besoin des troupeaux pour les régions fourragères les plus touchées.