« On a eu un automne et un hiver favorable à la pousse de l’herbe. On était plutôt satisfait, explique Cédric Viallemonteil, éleveur à Sourniac, dans le Cantal. « Puis en un mois, toutes les prairies se sont desséchées. Tout a brûlé ! » L’agriculteur possède la plupart de ses prairies sur terrain superficiel.

La sécheresse arrive après deux mauvaises années

Ce n’est pas la première sécheresse qu’il affronte, « mais à cette époque de l’année, on n’avait jamais vu cela ». Cela fait deux ans que l’éleveur souffre du manque d’eau. La première année, il l’avait comblé par des surplus de fourrage et la deuxième année par un achat d’aliment à hauteur de 35 000 euros.

Cette année, il ne sait pas comment il va faire. Grâce à un semoir spécifique, il avait récemment rechargé des prairies et cultivé des méteils. Mais « cela risque de ne pas suffire ». Le ruisseau qui traverse son exploitation est même déjà tari.

Ce mardi 21 avril 2020, l’éleveur a vu tomber six millimètres d’eau mais cela ne suffira pas pour relancer les prairies.

Le bon temps est le temps qui ne dure pas

Antoine Thibault, éleveur laitier dans l’Eure, à Breteuil, attend aussi le retour de l’eau en grande quantité. Les dix millimètres qu’il a reçus récemment ne sont pas suffisants pour une bonne pousse de l’herbe. Il remarque cependant que le dactyle est plus résistant au sec que le ray-grass.

Une pluie bien accueillie

Plus à l’est à Saint-Michel-l’Observatoire, dans les Alpes-de-Haute-Provence, le constat n’est pas le même pour un Romain Riera. Il se réjouit de la pluie qui tombe lentement et explique pourquoi.

Renaud d’Hardivillierss