C’est classique. En septembre, les abattages de porcs rebondissent après le creux saisonnier estival. En 2019, ils « repartent à la hausse », commente le ministère de l’Agriculture dans sa dernière note d’Infos rapides publiées le 25 octobre 2019 et « sont supérieurs à ceux de septembre 2018, de 2,1 % en tec et 1 % en têtes. Par rapport à la moyenne quinquennale, ils sont en hausse de 1 % en poids. »

La Chine tire le marché

Profitant de la demande asiatique, « les exportations [françaises] repartent à la hausse » avec +7,6 % sur un an, soit 3 600 tec au total. Les expéditions vers l’Union européenne reculent de 2,3 %, tandis que celles vers les pays tiers grimpent de 41 %, essentiellement vers la Chine (+91 % sur un an, soit +3 100 tec). En cumul annuel, les exportations augmentent de 7,7 % sur un an, soit +29 500 tec, dont 23 500 tec vers la Chine et Hong Kong.

Sur l’autre plateau de la balance commerciale, les importations françaises de viande porcine chutent à nouveau en août 2019 : de 11 % sur un an, soit 5 400 tec. En cumul annuel, elles reculent de 6 % sur un an (–24 400 tec), notamment en provenance des principaux pays exportateurs européens : l’Espagne (–12 900 tec), l’Allemagne (–2 600 tec), l’Danemark (–3 900 tec), et les Pays-Bas (–4 600 tec).

Moins d’offre

« D’une part, l’appel d’air asiatique réduit l’offre disponible sur le marché européen et d’autre part, la production porcine recule de 1 % dans l’Union européenne, notamment en Allemagne, au Danemark et en Pologne, souligne le ministère. En août, le dynamisme des exportations vers la Chine conjugué à la baisse des importations européennes contribue à accroître l’excédent commercial, établi à +5 800 tec. En valeur, le déficit se réduit et s’établit à –26,6 millions d’euros. »

E.R.