Une cotation française « totalement décrochée »

La reprise des activités de charcuterie salaison de la Financière Turenne Lafayette par la Cooperl avait suscité des espoirs, en particulier pour mieux valoriser la production porcine française. Mais la FNP déchante : « Force est de constater que la cotation française est totalement décrochée des autres places européennes, et ceux qui donnaient des leçons hier sur la nécessité de coller au marché européen sont les premiers à en sortir. »

Le syndicat « déplore » également « le syndrome de double personnalité des opérateurs qui parlent de s’appuyer sur le “Porc français” mais n’hésitent pas à travestir leurs engagements », signalant que du porc français « bradé part vers l’Italie sans prix défini à l’avance », alors qu’en parallèle « les outils français tournent à grand renfort d’importations ». Sans compter « la pression sur les prix exercée par la grande distribution »…

Une filière « embourbée dans la médiocrité »

Regrettant que « nos opérateurs semblent se satisfaire de la médiocrité dans laquelle nous sommes embourbés », la FNP estime que « ce sont encore et toujours les éleveurs français qui paieront cash la note, en produisant toujours mieux pour répondre aux attentes sociétales mais en étant payés toujours moins cher ».

Le syndicat appelle donc à « des discussions constructives et un retour à la raison des opérateurs de la filière porcine française ». Mais « faute de sursaut collectif, nous retournerons sur le terrain faire un état des lieux de la mise en avant du “Porc français” auprès du consommateur et n’hésiterons pas à créer l’électrochoc en dénonçant publiquement les bluffeurs », menace-t-il.

E.C.