« Malgré la canicule, les abattages restent dynamiques pour la saison, dans le sillage du premier semestre », rapporte le ministère de l’Agriculture, dans sa note de conjoncture publiée le 30 août 2019. En cumul de janvier à juin, « la production porcine est quasiment stable (+0,5 % en poids). La consommation française de viande de porc et de produits élaborés recule de 3 %. »

Exportations en hausse

L’activité commerciale reste essentiellement tirée par le commerce avec les pays tiers, en particulier sur le continent asiatique touché par la peste porcine africaine. Sur le premier semestre de 2019, les exportations de produits porcins sont en hausse de 7 % sur un an, et les importations reculent d’autant.

Dans le détail, les ventes progressent de 4 800 tonnes-équivalent carcasse (téc) vers l’Union européenne et de 15 700 tec vers les pays tiers. « En destination directe vers la Chine, les ventes atteignent près de 40 000 tec, (dont 90 % de viande), en hausse de 14 700 tec, soit une augmentation de 60 % sur un an », rapporte le ministère.

Des cours bien orientés

Depuis le début de l’année, le prix du porc enregistre une forte hausse, « passant [en France] de 1,35 €/kg entrée abattoirs en moyenne en février à 1,70 €/kg en juillet. À la mi-août, il s’établit à 1,74 €/kg.

En Allemagne et dans les autres pays du nord de l’Europe, « les épisodes de canicule et les départs en vacances freinent la demande et infléchissent légèrement les cours tandis qu’en France, en Espagne et en Italie, le tourisme permet de les soutenir ».

V. Guyot