La campagne de recensement pour l’année 2020 a été lancée le 16 janvier 2020. Elle se terminera le 15 février dans les communes de moins de 10 000 habitants et le 22 février dans les plus grandes. 5 millions de logements et 9 millions d’habitants seront ainsi recensés cette année. Si le processus peut sembler rébarbatif pour les citoyens, pour l’État et les communes, il revêt un intérêt majeur. Il fournit des informations sur les caractéristiques des populations (âge, sexe…).

Ces données sont primordiales pour les municipalités puisque d’elles, découle la participation de l’État au budget des communes, mais aussi le nombre d’élus au conseil municipal, le nombre de pharmacies. Elles servent également à « prévoir les équipements collectifs nécessaires : écoles, hôpitaux, infrastructures des transports, etc. », précise l’Insee.

Reconnaître les vrais agents recenseurs

Si dans les communes de 10 000 habitants ou plus, une partie de la population est recensée tous les ans, dans les plus petites communes, l’ensemble de la population est recensé tous les 5 ans. 7 000 communes de moins de 10 000 habitants sont cette année concernées. Il existe deux manières de se faire recenser, en direct ou par internet (le-recensement-et-moi.fr).

Le temps du recensement étant aussi parfois celui des faux agents recenseurs, il peut être utile de savoir les reconnaître. Avant le passage de l’agent, une lettre du maire doit être déposée dans la boîte aux lettres. De plus, l’agent, possède « une carte tricolore signée par le maire, avec sa photo et son nom. Toute personne recensée est en droit d’exiger la présentation de cette carte et peut aussi vérifier son identité en contactant la mairie », précise l’Insee.

M.-A. Batut

(1) Institut national de la statistique et des études économiques.