Le 1er septembre 2019, cela faisait un an que le décret prévoyant « l’interdiction générale et absolue » de l’utilisation de produits à base de néonicotinoïdes est entré en vigueur en France. Cette décision, d’une ampleur inédite, avait été prise à la suite d’un débat au cours du vote de la loi sur la biodiversité en 2016.

Depuis la fin de juin, l’Union des industries de la protection des plantes (UIPP) a déposé une requête auprès du Conseil d’État demandant l’annulation dudit décret « pour excès de pouvoir ». L’UIPP remet en cause la légalité de cette interdiction française, étant donné que « seule la Commission européenne possède le soin d’autoriser ou non l’utilisation de tels produits ».

Un risque pour les pollinisateurs

Une décision déplorée par Gilles Lanio, président de l’Union nationale de l’apiculture française. Dans un communiqué de presse datant du 2 septembre 2019, l’Unaf insiste sur le fait que « depuis cette interdiction de nombreuses études scientifiques ont établi le rôle des néonicotinoïdes dans le déclin des pollinisateurs et l’effondrement de la biodiversité ». Pour Gilles Lanio, le combat pour l’interdiction de ces produits continue, car selon lui, « il en va de la survie des abeilles, des pollinisateurs sauvages, mais aussi de la filière apicole française ».

M.B.