L’Ademe (Agence de la transition écologique) entend améliorer l’impact environnemental de la filière photovoltaïque française. L’empreinte écologique de cette énergie est déjà faible. Elle est aujourd’hui considérée « comme l’une des meilleures alternatives à l’utilisation des énergies fossiles ».

Il est néanmoins important, pour l’agence gouvernementale, de pouvoir encore réduire ses impacts. Elle a ainsi dévoilé le 6 juillet 2021 son étude « Comment mener la filière photovoltaïque vers l’excellence environnementale ? ». Ce document est l’aboutissement d’une large consultation auprès de 119 acteurs du secteur et d’une comparaison des pratiques industrielles.

Une ambition forte

L’Ademe rappelle que cette filière est considérée par les Français comme l’une des plus vertueuses sur le plan environnemental, mais souligne qu’« au vu de l’ambition de son développement, elle se doit d’être encore plus exemplaire ». En effet, le parc photovoltaïque français cumulait à la fin de décembre 2020 une capacité installée de 11 GWc, mais les objectifs de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) portent cette valeur à 20 GWc en 2023 et 44 GWc d’ici à la fin de 2028.

La feuille de route est constituée d’une trentaine d’actions, parfois interdépendantes pour traiter les enjeux environnementaux. Elles sont regroupées dans quatre grandes grappes thématiques :

  • Améliorer la performance technique et environnementale des produits photovoltaïques et de leur fabrication ;

  • Inciter au déploiement de produits photovoltaïques ayant de meilleures performances environnementales ;

  • Optimiser la consommation de matériaux et développer une économie circulaire ;

  • Structurer le déploiement du photovoltaïque en diminuant les impacts environnementaux sur sites.

Prioriser les installations en toiture

Ces recommandations sont de bon augure pour le développement du solaire made in France et entendent faciliter la réindustrialisation de ce secteur dans l’Hexagone. Si les produits sont plus onéreux, ils bénéficient d’un bilan carbone et environnemental nettement meilleur que celui des concurrents asiatiques qui écrasent le marché.

Enfin, l’Ademe appelle à développer en priorité les panneaux solaires en toitures. Pour les parcs au sol, elle insiste sur l’importance de la prise en compte des enjeux de biodiversité et de réversibilité des installations.

Gildas Baron