L’association de consommateurs a réalisé une enquête du 31 mars au 31 mai, dans 158 magasins, dont 79 % d’enseignes spécialisées (M. Bricolage, Bricomarché, Jardiland, Truffaut…) et 21 % de grandes surfaces disposant d’espaces de jardinerie.

Les relevés ont montré que 44 % des enseignes visitées « sont en infraction avec la réglementation puisqu’elles proposent à la vente, dans leurs espaces de libre-service, des produits dangereux qui ne devraient être vendus que par un vendeur spécifiquement formé », indique la CLCV dans un communiqué. En grande distribution, c’est même 49 % des enseignes qui ne respectent pas la loi, contre 30 % dans les enseignes spécialisées, est-il ajouté.

Dans le cas où les points de vente ont mis en place un espace pour la vente de pesticides « dangereux » conformément à ce qui est demandé dans la loi, dans 36 % des cas, le conseil fourni par les vendeurs est soit inexistant, soit incomplet, relève la CLCV. « De plus, en consultant des sites sur internet, nous avons constaté que des plateformes de vente en ligne permettaient l’achat des pesticides chimiques les plus à risque sans délivrance de conseils », ajoute l’association.

Suppression des espaces de libre-service demandée

Face à ces résultats, la CLCV demande aux pouvoirs publics le renforcement des contrôles et la suppression des espaces de libre-service avec au minimum une mise sous clé obligatoire de tous les pesticides. Elle réclame également aux distributeurs l’engagement de retirer les pesticides « dangereux » de leurs rayons avant l’interdiction de 2019, date à laquelle la vente de ces produits doit être totalement interdite aux particuliers, et une mise en place de formations pour les vendeurs « pour qu’un conseil complet soit fourni à chaque consommateur ».

M.S. avec l’AFP