« Il n’existe aucun moyen d’arrêter la propagation de la peste porcine africaine en Chine », estime la banque néerlandaise, dans un rapport prospectif publié le 27 août 2019. En raison d’abattages prématurés, le recul de la production de viande de porc est moins rapide que celle du cheptel. La Rabobank envisage un recul supplémentaire de la production chinoise de 10 à 15 % en 2020.

Car le repeuplement des élevages s’avère infructueux. « Des tentatives ont été réalisées à petite échelle en 2019, mais très peu ont été couronnées de succès. La relance de la production reste très difficile en raison du risque de recontamination. Des tentatives de repeuplement plus importantes devraient être conduites en 2020, en raison du fort déclin de la densité de population de porcs. »

Les prix battent les records de 2016

Dans un tel contexte, les prix chinois du porc vif et de la viande se sont envolés en août 2019, « alors que le pic saisonnier n’est pas encore atteint. […] De nouveaux records tarifaires ont été établis, dépassant le pic précédent de 2016 », précise la Rabobank. Les importations de viande de porc de l’empire du Milieu ont progressé de 12 % sur un an en juin 2019.

Cette situation crée un appel d’air pour les autres protéines carnées, notamment la viande de volailles, dont la hausse de la production chinoise est estimée à 10 % en 2019 par la banque néerlandaise. « La production des autres sources de protéines est également vouée à s’accroître en Chine en 2020. Mais en raison du peu de ressources naturelles et de contraintes environnementales et climatiques, la croissance devrait être limitée dans les secteurs des viandes bovines et ovines et de l’aquaculture. »

V. Gu.

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