Les travaux de débroussaillage sont engagés depuis la fin de juillet. L’objectif ? Réaliser une « extension à l’ouest des clôtures déjà en place, dans le département des Ardennes, sur 20 km environ entre la commune de Pure où s’arrête la clôture actuelle, et la commune de Villers-Cernay au niveau de la RN58 reliant Sedan (France) à Bouillon (Belgique) », précise le ministère de l’Agriculture, interrogé par La France agricole.

La pose des clôtures est imminente. La fin des travaux est envisagée à la fin de septembre. « Cette extension relève d’un objectif de prévention maximale de consolidation du réseau existant sur cette zone. Elle n’est en aucun cas justifiée par des éléments nouveaux au plan épidémiologique. Il s’agit d’une réalisation coordonnée avec la Wallonie, qui de son côté a mis en place plusieurs niveaux de rideaux de clôtures en vis-à-vis sur cette partie du territoire. » Selon le ministère, le coût des travaux côté français s’établit à environ 1 million d’euros.

569 sangliers tués depuis janvier

Dans les trois zones blanches de dépeuplement établies par les autorités françaises le long de la frontière belge sur les départements des Ardennes, de la Meuse et de la Meurthe-et-Moselle, 596 sangliers ont été tués depuis le 21 janvier dernier.

Au 16 août dernier, « 66 animaux ont été retrouvés morts dans le cadre de la recherche active de cadavres de sangliers depuis le 16 septembre 2018, dont 46 en zone blanche et 20 en zone d’observation, tous prélevés pour analyse et négatifs au regard de la PPA, peste porcine africaine », souligne le ministère.

Depuis le 18 février dernier, sur les 338 sangliers abattus en zone blanche, « 70 ont été prélevés pour analyse, pour lesquels 70 résultats obtenus négatifs au regard de la PPA. »

V. Gu.