Vous êtes abonné

Première visite ?

Inscrivez-vous
Imprimer Envoyer par mail Commenter

Pas de deux à Troyes

réservé aux abonnés

Visite en Champagne - Pas de deux à Troyes
La maîtrise de la technique du pan de bois était la spécialité des charpentiers de Troyes, aidés par l’abondance des forêts autour de la ville. © D. Péronne

Capitale historique des comtes de Champagne, la cité est parsemée de nombreuses demeures à colombages et d’hôtels particuliers en pierre.

Flâner : voilà la meilleure façon de découvrir une ville. Troyes, la préfecture de l’Aube, s’y prête bien. D’autant que l’attrait de la cité est extérieur : ce sont ses maisons à pans de bois que l’on découvre, en une demi-journée dans le cœur historique, le long des ruelles pavées. Ce que le visiteur ne verra pas en revanche, c’est la curieuse forme du plan de la ville, aux allures de bouchon de champagne. Un tracé qui date du Moyen Âge, curieusement prémonitoire de ce qu’allait devenir le vin le plus célèbre au monde.

Un attrait extérieur

La physionomie actuelle de la cité porte les traces des aléas de l’histoire : en mai 1524, un incendie détruit un tiers des habitations. L’aisance économique de l’époque - la ville est très réputée pour ses foires - permet de reconstruire rapidement. Les riches Troyens optent alors pour un matériau moins inflammable, d’où une juxtaposition, que l’on observe encore, de maisons à pans de bois pour les plus modestes et d’hôtels particuliers en pierre pour la bourgeoisie.

La cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul possède une des plus grandes surfaces de verrières historiées de France et abrite l’orgue de l’abbaye de Clairvaux. © D. Péronne

Hélas, le torchis est un matériau fragile. Au point qu’au sortir de la Seconde Guerre mondiale de grands moyens sont déployés pour purger certains îlots insalubres. Aujourd’hui, certaines bâtisses auraient besoin d’être restaurées, avec poutres et poteaux qui menacent de tomber. Autre constat regrettable : en raison de leur étroitesse, certains passages sont des lieux de déchets et de déjections de pigeons, où les employés municipaux ne peuvent pas accéder facilement. Ils ternissent par endroits l’image du cœur historique.

La cité possède plusieurs musées, telle l’apothicairerie de l’Hôtel-Dieu-le-Comte, construite au XIIe siècle. Boîtes médicinales et faïences y sont exposées, racontant l’histoire de la pharmacopée. La Maison de l’Outil est abritée par un hôtel particulier édifié­ vers 1150. Administrée par les Compagnons du devoir, elle présente une collection de dix mille outils (XVIIe et XVIIIe siècles) et une impressionnante collection d’ouvrages sur les métiers manuels. 

Un peu à l’écart du centre, la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul offre d’immenses vitraux.

Dominique Péronne

Pratique

• Version culturelle

Le cœur historique se visite aussi avec un audio-guide : découverte des lieux, de l’histoire, de l’architecture. Se renseigner auprès de la Maison du tourisme, 16, rue Aristide-Briand, Troyes. Tél. : 03 25 82 62 70.

Renseignements : https://www.troyeslachampagne.com/

• À proximité

Au sud-est de Troyes, Bar-sur-Seine est le point de départ de la route touristique du champagne.

Site : https://www.tourisme-cotedesbar.com

Imprimer Envoyer par mail Commenter
Commenter cet article 0 commentaires
En direct
Afficher toutes les actualités

Cet article est paru dans La France Agricole

Transmission & Patrimoine : tous les conseils pour passer le relais !