Dans le cadre des concertations engagées en France, et à l'échelle européenne, en vue du bilan de santé de la Pac, le ministère de l'Agriculture «a décidé de passer outre les propositions de synthèse émanant du syndicalisme majoritaire et a ordonné une consultation des chambres départementales d'agriculture», ont dénoncé, mardi dans un communiqué, la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs de la Haute-Garonne.

Selon eux, les consultations départementales «n'ont pour seul objectif que de diviser le monde agricole français et de créer une cacophonie propice aux décisions ministérielles autoritaires sous couvert de consultation».

«Ces méthodes sont irrecevables car elles décrédibilisent le travail de synthèse réalisé par les organisations syndicales représentatives et tendent à les affaiblir politiquement», ajoutent-ils.

Les réseaux syndicaux FNSEA et JA ont réalisé un exercice de réflexion «qui a permis de ressortir des positions de synthèse nationale, constituant les premières orientations politiques de la profession agricole», expliquent les syndicats de la Haute-Garonne.

«Nous tenons à réaffirmer le poids politique de nos organisations nationales et à conforter la légitimité des travaux de réseaux», soulignent la FDSEA et les JA.

Ils estiment en outre que «trop peu de temps a été accordé pour mener ces consultations. Il est irréaliste de pouvoir mener une réflexion de fond et appréhender l'ensemble des points dans le temps imparti».

«En France cette réforme n'est opérationnelle que depuis 2006. Les enjeux pour nos exploitations agricoles sont de taille: diminution de la globalité des aides en faveur de l'agriculture, démantèlement des systèmes de régulation des marchés», rappellent-ils.