La France a proposé, lundi, à Bruxelles, lors du conseil des ministres de l'Agriculture de l'Union européenne (UE), une série de mesures de régulation des marchés agricoles en Europe, dont le recours à une « clause de sauvegarde généralisée » qui permettrait des mesures exceptionnelles en cas de crise.

L'UE a besoin de « mécanismes de régulation nouveaux », a souligné Bruno Le Maire, lors d'une réunion avec ses homologues européens, alors qu'ils planchaient sur l'avenir de la Pac et la gestion des marchés après 2013.

Parmi ces mécanismes de régulation nouveaux, la France plaide pour une clause de sauvegarde, sur le modèle du mécanisme utilisé en Europe contre la maladie de la vache folle, qui autorise la prise de mesures d'urgence en cas de crise sanitaire, a expliqué Bruno Le Maire.

« La Commission européenne devrait avoir le pouvoir de proposer des mesures ad hoc en cas de crise économique grave », a souligné le ministre français, tout en restant vague sur le détail de ces mesures.

La France souhaite aussi que des mécanismes d'intervention « plus flexibles, plus rapides et ouverts à tous les secteurs agricoles » soient utilisés, ou encore que le droit européen de la concurrence permette aux producteurs de mieux s'organiser face aux grossistes et industriels du secteur, a souligné Bruno Le Maire.

Il s'est aussi félicité du fait que le nouveau commissaire européen à l'Agriculture, Dacian Ciolos, se montre ouvert à discuter du sujet.

Ce dernier, intervenant dans un débat consacré aux difficultés du secteur en Grèce, a promis lundi aux ministres européens de « réfléchir aux instruments de marché les plus appropriés dont nous aurons besoin à l'avenir dans le cadre de perspectives de marché plus incertaines et de plus grande volatilité des prix ».

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