La Confédération paysanne se dit déçue des amendements déposés sur les textes relatifs aux paiements directs et au développement rural, qui seront discutés lundi au Parlement européen.

Ayant rencontré Manuel Capoulas Santos, rapporteur du Parlement européen chargé des textes relatifs aux paiements directs et au développement rural, la Confédération paysanne lui a fait part de sa déception vis-à-vis des amendements déposés.

« Les propositions du rapporteur manquent d'ambition politique et ne répondent pas aux enjeux de préservation de l'emploi et d'une bonne utilisation budgétaire des soutiens », indique-t-elle dans un communiqué diffusé vendredi.

Le syndicat regrette que la convergence des aides soit assouplie et sa mise en oeuvre totale repoussée, et que les coopératives et « autres entités juridiques » soient exemptées de la dégressivité. Sur le second pilier, il exprime ses craintes d'une mainmise de l'agro-industrie avec la possibilité d'un cofinancement 100 % privé.

Afin de « reconnaître le rôle multifonctionnel des petites fermes et de les soutenir », la Confédération paysanne revendique « une aide forfaitaire, significative et obligatoire, s'ajoutant aux autres soutiens, pour les actifs paysans des petites fermes ». Elle demande également une revalorisation des aides sur les surfaces en prairies permanentes, ainsi qu'un « soutien robuste au revenu des éleveurs de ruminants », arguant que la filière a « été lourdement touchée par les réformes successives de la Pac ».

« L'emploi est un élément central pour conserver des territoires vivants », souligne le communiqué. « Sa prise en compte passe par une dégressivité majeure des aides à l'actif, la mise en place d'une aide aux petites fermes et une revalorisation des soutiens sur les premiers hectares ou UGB. »

La Confédération paysanne prévoit de rencontrer, la semaine prochaine, Michel Dantin, rapporteur au Parlement européen chargé du texte sur l'organisation commune des marchés (OCM).

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B.L.