Aucune majorité qualifiée n'a pu se dégager mercredi parmi les scientifiques des 27 pays de l'Union européenne pour approuver ou rejeter la demande soumise par BASF concernant une pomme de terre transgénique.

La firme allemande voulait pouvoir utiliser la pulpe restante après la production de l'amidon et la peau des pommes de terre comme nourriture pour les animaux. La pomme de terre ayant été modifiée pour en extraire davantage d'amidon à des fins industrielles (production de papier, de colles, de textiles, etc.).

Selon la procédure, la Commission européenne va renvoyer le dossier au niveau des ministres qui auront trois mois pour se prononcer. Si aucune majorité ne se dégage à nouveau, alors la Commission prendra une décision finale en s'appuyant sur l'avis de l'Agence européenne de sécurité alimentaire (EFSA) qui était favorable à cette autorisation.

A la fin de 2005, l'EFSA avait conclu qu'il «est improbable» que cette pomme de terre «ait un effet néfaste sur la santé humaine et animale ou sur l'environnement dans le cadre des utilisations proposées».

Mais cet avis est critiqué par les organisations écologistes qui soulignent qu'elle a un gène résistant à certains antibiotiques.

En cas de feu vert, ce serait le premier aliment génétiquement modifié autorisé à la culture depuis la fin du moratoire en 2004 après l'adoption d'une nouvelle législation sur l'étiquetage et la traçabilité.