Nombre d’éleveurs ne sont toujours pas adhérents d’une organisation de producteurs (OP). Ce sont près de 70 % des éleveurs livrant à Lactalis qui étaient sous contrat individuel, selon le dernier rapport public sur la contractualisation sorti en décembre 2015. Or, faisant suite à la loi Sapin 2, les contrats entre laiteries et éleveurs sont remis à jour et des avenants arrivent en ce moment dans les fermes. « Il sera quasi impossible de le négocier individuellement », prévient l’Unell, Union nationale des éleveurs livrant à Lactalis.

Négociations en cours

« Si ces nouvelles dispositions ne vous satisfont pas, il est temps de rejoindre une des OP composant l’Unell, poursuit le communiqué du 6 avril. Nous sommes entrés dans un vrai cycle de négociations avec le groupe Lactalis. Un cadre ainsi qu’une méthode de travail ont été convenus avec l’industriel.

L’objectif est de bâtir un accord-cadre qui déterminera des conditions générales de vente du lait améliorées pour les adhérents ainsi que les modalités d’évolution des volumes par l’OP. »

Association d’OP en cours de reconnaissance

L’Unell fédère 3 400 producteurs livrant 1,4 milliard de litres de lait au groupe Lactalis. Avec ses huit OP membres, elle a entamé une procédure de reconnaissance comme association d’OP auprès des pouvoirs publics. L’objectif est de négocier collectivement les conditions générales de ventes du lait de leurs adhérents.

M.B.