« Le constat est sans appel : les négociations commerciales qui viennent de s'achever se soldent, cette année encore, par des “accords commerciaux” déséquilibrés, voire abusifs, où la loi du plus fort a une fois de plus primé », regrette l'Association nationale des industries alimentaires (Ania) dans un communiqué du 5 mars 2014. « Les grands vainqueurs étant, cela va sans dire, les sept grandes enseignes de la distribution, et les grands perdants, les milliers d'entreprises agroalimentaires. »

« Pratiques abusives et entraves aux règles de la LME (loi de modernisation de l'économie) ont été relevées en masse par l'Ania, au travers d'une enquête menée auprès des entreprises sur le terrain. »

« Dans un contexte de guerre des prix ravageurs, les grandes enseignes de la distribution ont une nouvelle fois fait preuve de leur mépris total de la loi et des mécanismes de base d'une économie concurrentielle saine », déclare Jean-Philippe Girard, président de l'Ania. « Elles n'ont pas hésité, pour préserver leur propre rentabilité, à exiger des réductions de tarifs faramineuses allant jusqu'à 30 %, de la part de nos entreprises déjà fortement fragilisées, qu'elles soient des PME ou des grands groupes. La spirale infernale déflation des prix-inflation des coûts sera destructrice de valeur et d'emploi si on ne l'inverse pas rapidement. »