« Nous estimons à un milliard d’euros ce qui doit revenir aux agriculteurs », a déclaré Patrick Bénézit, secrétaire adjoint de la FNSEA, à La France Agricole, le 20 janvier 2020. Il estime que si chacun des acteurs des négociations commerciales, la grande distribution, les industriels et les filières agricoles, joue le jeu et prend en compte les indicateurs de coûts de production dans ses prix, la valeur ajoutée qui pourrait être restituée aux filières agricoles pourrait atteindre un milliard d’euros.

Ce chiffre correspond à la marge supplémentaire de 600 millions d’euros dégagée par les distributeurs faisant suite au relèvement du seuil de revente à perte, majorée par une meilleure prise en compte des coûts de production dans les prix, explique-t-il.

Jouer le jeu sur tous les volumes

« Ce n’est pas uniquement sur un volume défini et sur une production donnée que les enseignes doivent jouer le jeu mais c’est bien sur l’ensemble des volumes et des productions que le retour aux producteurs doit s’effectuer », renchérit le secrétaire adjoint, évoquant les coûts de communication de certains acteurs faisant la promotion de contrats signés avec les producteurs mais seulement sur une partie restreinte des volumes achetés.

Tous les dispositifs de la loi sont activés contrairement à l’an dernier, « il n’y a plus d’excuse », prévient Patrick Bénézit.

Voir aussi : Suivi des négociations commerciales : « Un climat plus apaisé » (19/01/2020)

Marie Salset