Deux tiers des agriculteurs déclarent prendre en compte la lutte contre les mycotoxines lorsqu'ils définissent leurs pratiques culturales, selon un sondage réalisé par ADquation et publié dans Agrodistribution de mai.

« Nous avons constaté une forte hausse de la sensibilisation des producteurs depuis la mise en place de la nouvelle réglementation mycotoxines en 2006 », confirme Dominique Jonville, responsable de la filière des céréales chez BASF Agro .

« Les deux campagnes à forte pression de fusariose qui ont suivi ont aussi aidé la filière à bien communiquer sur ce sujet. Et malgré une faible pression dernièrement, les agriculteurs prennent bien en compte la gestion du risque dans leurs pratiques », ajoute-t-elle.

« Je pense toutefois que les résultats sont ici surestimés », complète-t-elle. Il est en effet, selon Dominique Joinville « difficile pour un producteur de répondre "non" à cette question. Ceux du Nord-Est sont par exemple les plus nombreux à affirmer prendre en compte la lutte antimycotoxines dans leurs pratiques, alors que cette zone n'est pas systématiquement la plus concernée. En revanche, c'est là que sont produits les plus hauts rendements. »

Le sondage a été réalisé par téléphone, du 7 au 12 avril, auprès de 512 chefs d'exploitation ayant au moins 50 ha de SAU.